Jeudi 4 mars 2010
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15:00
Demain, le troisième an se termine.
Six mois passés à la vitesse de l'éclair, remplis d'expériences diverses et variées.
Le point d'orgue en fut incontestablement la grande retraite des trente jours, même si ce blog n'en a guère parlé, et pour cause ! Difficile de communiquer sur ce qui se produit au plus intime de
l'âme et sur cette relation si particulière qui s'y développe avec Dieu. Les lignes de ma vie intérieure ont pas mal bougé pendant cette période ainsi que dans les mois qui ont suivi et j'ai reçu
quelques cadeaux précieux. Pas d'auréole, rassurez-vous, et la photo "avant - après" ne devrait rien révéler de spectaculaire... même pas perdu de kilos (ni gagné d'ailleurs) !
Et puis les divers expériments : avec les familles pauvres du bidonville de Navotas pour se mettre dans le bain, au pays des "rice terraces" et des montagnards pour le temps de Noël, les villages
de pêcheurs de Culion enfin, pour terminer en beauté. Dit comme cela, ça ferait presque catalogue de vacances. Mais pour moi, cela signifie à chaque fois une communauté chrétienne rencontrée, des
célébrations de toutes sortes, une vie autre et différente découverte en passant. A Culion, l'expression qui revenait le plus souvent dans la bouche de mes interlocuteurs quand ils parlaient de
leur existence, était : "it's a simple life, you know !" Une vie simple, en effet, mais qui n'a cessé d'interroger ma (nos ?) vie compliquée...
La réputation de l'hospitalité philippines est légendaire : elle n'est pas usurpée. Pourvu que vous soyez vous-mêmes simple et ouvert, tous les visage vous seront accueillants. Si vous y ajoutez
quelques mots de Tagalog et le petit haussement de sourcil qui est ici le geste universel de reconnaissance, le geste magique comme j'avais coutume de l'appeler pour son don de déclencher de
merveilleux sourires, et le monde philippin vous ouvrira ses portes...
Je vous ai relativement peu parlé de la vie communautaire et de nos activités à Manille. Un bon groupe, interculturel au possible, qui a progressivement construit une histoire commune qui va se
prolonger encore pour quelques jours de vacances freelance.
Pour ma part, je ne rentrerai pas encore tout de suite en Belgique : d'abord ces dix jours de vacances avec trois autres tertiaires dans quelques îles du centre-sud des Philippines, ensuite, une
semaine à Taïwan pour y rencontrer deux jésuites belges qui y vivent depuis pas mal d'années. Enfin, pour éviter l'émeute à mon arrivée à Bruxelles, je laisserai la date de mon retour en Belgique
dans une certaine incertitude... Quant à la suite, cela doit encore être finalisé avec mon Provincial.
J'ai été heureux de tenir ce blog. D'imaginer de quoi j'allais pouvoir vous parler et comment vous présenter les choses m'a beaucoup amusé. J'espère qu'il vous a plu. Selon mes possibilités de
connexion, je reviendrai peut-être vous donner quelques nouvelles, mais je ne promets rien, c'est plus prudent !
Je m'en voudrais de vous laisser sans quelques photos supplémentaires. Comme pour l'instant, nous sommes en plein début de l'été philippin (34 degrés dans ma chambre cet après-midi, et 28 pendant
la nuit !), je vous mets un échantillon des photos que j'ai prises lors de la journée de détente que le curé de la paroisse de Culion a organisée pour nous avant notre départ pour les villages de
pêcheurs. Malheureusement, du plus beau, les récifs coraliens, une pure et absolue merveille, presque inimaginable de beauté, et je pèse mes mots, vous ne verrez rien. Je n'ai pas d'appareil photo
résistant à l'eau de mer ! Ne restent donc que les plages de sable blanc, ce qui n'est pas mal non plus, tout compte fait !
Enjoy et bon vent !

Au départ de l'excursion nous rencontrons la police locale guettant le
délinquant sur une mer d'huile... on ne sait jamais, un thon sans permis de séjour pourrait passer par là !

Le curé appelait ça une "standard Palawan beach", ce qui donne une
idée du niveau des plages par ici.

Debout à l'avant du bateau pour guetter la passe entre les récifs de
coraux

Le plaisir de manger le riz et les nouilles avec ses doigts... un
régal !

Un habitant inattendu, mais inoffensif.

Pas mal la buanderie ?
Si certains sont preneurs, c'est 10000 pesos pour 500 mètres carrés de terrain. Pour faire simple, 200 euros ! Sans eau, ni électricité, mais bon on ne peut pas tout avoir !